07.03.09

Josephine review

Publié dans déjà là tagged , , , à 15:06 par tbannounced

Le nouvel album de Magnolia Electric Co est disponible en pré-commande.josephine Josephine est le résultat d’un nouvelle collaboration entre le groupe et Steve Albini. L’album a été enregistré dans son studio (Electrical Audio), à l’ancienne – tous les musiciens jouant dans la même pièce, ce qui donne un côté live à la chose. Le son est donc proche des morceaux de Fading Trails (2006) enregistré dans ce même studio, mais il est plus travaillé et mieux équilibré entre les différents instruments. Par certains aspects, il n’est pas sans évoquer The Black Ram (2007), les albums solo de Jason Molina, voire Didn’t it rain (2002). On sent en tout cas qu’une attention toute particulière a été prêtée au mixage et à la production de Josephine ; certains pourront regretter les albums plus “bruts” de Songs: Ohia – on est loin en effet de la beauté authentique et poignante de l’album Magnolia Electric Co. (2003).

Il n’en reste pas moins que Josephine donne à entendre d’excellentes chansons. Les deux faces de l’album sont assez contrastée – la seconde étant clairement plus sombre – mais les thèmes et allégories chers à Jason Molina leur donne une unité ; on retrouve aussi, entre autres, les fantômes, les oiseaux, la lune et les étoiles qui peuplent ses chansons depuis un moment déjà.

Certains morceaux ont côté un peu gospel (l’intro et les choeurs de “Hope dies last”, “Heartbreak at ten paces”) ; il y a quelques curiosités, comme l’espèce de résurgence du métal que Jason Molina jouait dans sa jeunesse (“The handling down”), ou encore l’orgue entêtant de “Little sad eyes” (que l’on imagine tout à fait chantée par Stuart Staples) ; il n’y a qu’un morceau accoustique, et c’est une merveille (écoutez donc “Whip-poor-will” ici). Dans l’ensemble, Josephine est le fruit de l’excellente alchimie de blues, folk et country à laquelle Jason Molina nous a habitués.

Le disque se veut une forme d’hommage à Evan Farrell, musicien ayant tourné avec Magnolia et décédé en 2007 ; l’ambiance est donc grave, et les textes pas des plus réjouissants – mais qu’attendre d’autre de Jason Molina, direz-vous ? Au-delà des thèmes récurrents (la séparation, la solitude, l’agitation d’un coeur sans repos, etc.), la perte est au coeur du disque : qu’il s’agisse de celle de Josephine (Now I take the hand I took for granted, and set it free) ou de la vallée de Shenandoah (Shenandoah how long will I miss you ? / Tonight you’re far away as the Kentucky moon), toutes font écho à celle d’Evan Farrell.

I turned your life so upside down / I don’t know how you stayed or why / Looking always over my shoulder / Exactly what I wanted to fine was already mine / Josephine, Josephine

A noter, la sortie prochaine du documentaire “Recording Josephine”.

Un commentaire »

  1. [...] 2 titres : “Rider.Shadow.Wolf”, enregistré pendant les sessions de l’album Josephine, et une version de “Josephine” enregistrée avec Will Johnson – un avant-goût de [...]


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